Il existe quantité d’itinéraires dans les parages de la Louie Blanche, et au moins trois manière d’accéder au Lac du Retour (par le Vallon du Piche, par le Châtelard et La Savonne). Nous avons opté pour cette dernière, tout simplement parce qu’à l’origine, nous n’avions pas l’intention d’effectuer cette sortie. Initialement, l’objectif était d’atteindre les Lacs de Bellacomba par le Col de La Louie Blanche. Mais chemin faisant, on a découvert six ou sept lacs sans noms dans le vallon sauvage de la Louie Blanche, on a nagé dans l’un d’eux (là où l’eau était la moins froide), déniché un filon de quartz et, faut-il le dire, besogné à un rapatriement d’échantillons. Avec un chargement d’une quinzaine de kilos, j’avoue n’avoir plus eu à coeur de pérégriner côté Italien.

Juste avant d’arriver à la Savonne, au dernier virage, un petite gorge éternue…

Puis nous voilà garés, prêts à gravir les pentes abruptes de la Louie Blanche, jusqu’au col du même nom

Les premiers lacs pointent dans leur manteau de fleurs, après une ascension sportive

On commence à entrevoir le mont Pourri, au nom peu flatteur, qui est tout de même le 2ème sommet de la Vanoise. En réalité, comme souvent, c’est l’alpiniste Purry qui lui aurait donné son nom après l’avoir vaincu.

Personne ne semble avoir choisi cette option: Le vallon est désert, ce qui est singulier vu la période


Voici le Passage de la Louie Blanche à partir duquel un sentier s’engage vers l’est, prenant de la hauteur (il n’y a aucun panneau, on commence à errer). Sciemment, nous avons laissé le Lac du Retour pour la fin de journée comme si on avait prévu de vadrouiller, flairant quelque chose dans cette direction…

D’abord, un petit coin sympa dans les linaigrettes pour déjeuner…

Puis on saute de lacs en lacs… Sans aucune idée d’où on peut se trouver!

Dans ce qui ne paraît d’ici qu’une flaque, on est aller brasser et grenouiller quelques minutes, par une eau claire, chauffée par le zénith

Celui-ci n’avait pas assez de fond. Bizarrement, on commence à croiser des marcheurs qui nous apprennent être entrés en Italie. Grand bien nous fasse! La zone est littéralement criblée de lacs, dont la plupart ne figurent sur aucune carte. Mais pour l’instant, nous n’en savons rien, et nous avançons, un pas après l’autre dans une immense forêt de pierres.

C’est à peu près à cet endroit-là que j’ai mis la main sur une énorme galerie de cristaux de quartz, dont j’ai trié quelques échantillons. Après la baignade, nous nous sentions comme rajeunis. Ces longs après-midi passés dans la montagne nous réussissent si bien! Va savoir pourquoi les gens rentrent si tôt…

Le cristallier amateur flaire le filon. Le quartz a beau être le minéral le plus commun sur la croûte terrestre, on est quand même content de tomber sur un « gisement ». De loin, on aurait cru un névé!

L’eau était tout de même bonne, même à 2700m, seulement nous n’avions plus la tête à ça. Avec ma cargaison de quartz, je me disais qu’il était temps de rentrer, avec quand même un petit crochet par le bien nommé Lac du Retour.

On repasse devant ce petit lac si mignon où on s’était baigné

En trois heures de temps, tout est resté intact, pourtant rien n’est tout à fait identique…



En tout cas, la Louie Blanche a du charme, sous ses dehors un peu austères…


Îlot de félicité…

Cette belle traversée des Alpes Grées conduit du hameau de la Savonne aux confins du pays, à travers des décors taillés dans le granit brut.

Dernier coup de collier pour admirer le Lac du Retour, bien plus vaste que ses prédécesseurs. Le maître-mot de cette aventure? Félicité…


